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1 – Vous êtes correctrice, copywriter, bêta-lectrice et rédactrice web à votre compte depuis 3 ans, avec une expérience de portage salarial. Vous écrivez également des chroniques littéraires, vous êtes donc en parallèle blogueuse littéraire, la version moderne de critique littéraire, et ce depuis 5 ans. Quels sont les genres littéraires que vous chroniquez le plus et combien de chroniques écrivez-vous chaque mois ?







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Pour la journée mondiale du blog, c’est à Alycia Bouëdron, correctrice, copywriter, bêtalectrice et blogueuse que j’ai posé 10 questions sur le sujet du blogging.








Article 6 — Interview d’Alycia Bouëdron                     


ARTICLE ( en ligne )

Interview Alycia Bouëdron

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31 août 2020

J’essaye au maximum d’alterner les genres d’une lecture à une autre, car j’apprécie beaucoup d’univers. Je trouverais cela triste de devoir me cantonner à seulement un ou deux d’entre eux. J’envisage la littérature comme un moyen de m’évader, j’ai donc besoin d’expérimenter plusieurs styles et approches pour que le résultat soit optimal.


Néanmoins, pour répondre à votre question, comme tout le monde, j’ai des préférences. Ainsi, je lis et chronique principalement des romans policiers et thrillers, de la littérature contemporaine, des sagas familiales, des romans historiques et du young adult.


Quasiment chaque livre que je découvre est chroniqué sur mon blog. Cela représente donc une moyenne de 5 à 8 articles par mois.







2 – Pourriez-vous nous expliquer comment vous procédez pour écrire une chronique et quel(s) livre(s) conseilleriez-vous à ceux et celles qui souhaiteraient apprendre à en écrire ?













3 –   Parmi toutes vos activités, il y en a 2 qui font souvent débat chez les auteurs et autrices : celle de bêta-lectrice et celle de blogueuse littéraire. Certain(e)s pensent que ce ne sont pas des métiers et des activités méritant rémunération, qu'en pensez-vous ?


Étant donné que ces deux activités font partie des prestations que je propose en tant qu’auto-entrepreneure, je ne peux que soutenir la version qui les envisage comme des métiers à part entière. Comme toute profession, la bêta-lecture et la gestion d’un blog demandent beaucoup de temps et d’investissement, qu’il soit personnel ou financier. Il me semble donc normal que ce travail soit rémunéré.


Pour la bêta-lecture, il faut comprendre qu’il ne s’agit pas uniquement de lire un roman de 300 pages et dire « j’aime » ou « je n’aime pas ». C’est une mission bien plus complexe, lorsqu’elle est effectuée correctement, qui nécessite de lire et relire sans cesse les mêmes chapitres, pour s’assurer que tout concorde. C’est un travail de longue haleine, trop souvent sous-estimé.


Quant à la place des blogueurs littéraires, plus qu’une question de tarif, ce qui me dérange dans ce débat, c’est la différence que l’on fait entre des blogueurs voyage, mode ou encore lifestyle, et les blogueurs littéraires.

Pourtant, leur rôle est le même : Promouvoir des produits auprès d’une communauté.

Je pense que le problème vient du fait que les auteurs et maisons d’édition ne s’envisagent pas comme une entreprise ayant besoin de communication, contrairement aux marques qui font appel aux autres types de blogueurs. Ainsi, demander une chronique pour faire la publicité de leurs romans ne leur apparaît pas comme une stratégie marketing en tant que telle.

Néanmoins, selon moi, il ne faut pas être dupe : Les marques, comme les auteurs et les maisons d’édition, choisissent des blogueurs qui peuvent leur assurer des ventes. Il n’y a pas de raison que leur chiffre d’affaires augmente sur le dos de bénévoles.

Je pense que pour un cas comme pour l’autre, le problème vient du fait que ces activités sont méconnues. Le travail que cela demande n’est pas envisagé dans sa globalité.






Je suis toujours plus ou moins la même structure pour mes chroniques :

- Introduction à propos de ma découverte du titre ou de l’auteur ;

- Avis sur les personnages : Leur construction, leur crédibilité, leur rôle dans l’histoire ;

- Avis sur l’intrigue : L’impact qu’elle a eu sur moi, la façon dont elle a été traitée par l’auteur, son aspect littéraire ;

- Avis sur la plume de l’auteur : Sa fluidité, son style, sa singularité ;

- Conclusion générale pour les lecteurs qui cherchent juste à savoir si j’ai aimé ou non le livre en question.


Dans ma chronique, je ne fais pas de résumé, et c’est volontaire. Tout d’abord, je ne veux pas prendre le risque d’en dire trop à celles et ceux qui n’ont pas encore lu le livre. Ensuite, le rôle d’une chronique est de donner un avis, pas de paraphraser le récit. Je propose donc le synopsis de la quatrième de couverture, pour m’assurer de ne pas commettre d’impair et permettre à chacun de se faire une idée de l’histoire, avant même de découvrir mon impression.


Je n’ai pas de titres précis concernant les chroniques littéraires. Pour ma part, j’ai appris en lisant les chroniques de critiques littéraires professionnels. Par la suite, j’ai adapté la structure en fonction de ce que j’avais à dire.

La chronique littéraire a quelque chose d’intime et de personnel, bien qu’elle fasse aussi preuve d’objectivité.

Le seul conseil que je peux vous donner est donc de l’écrire avec sincérité, mais aussi avec respect pour l’auteur.











4 – Vous-même êtes rémunérée pour la bêta-lecture, est-ce aussi le cas pour vos chroniques littéraires ? Si oui, êtes-vous plus sollicitée par les auteurs ou les maisons d'édition ?


Je suis effectivement rémunérée pour mes chroniques littéraires, mais uniquement dans certains cas.

Sur mon blog, je publie des chroniques de livres que j’ai moi-même achetés, reçus pour une occasion personnelle, ou bien lors de salons littéraires. Pour ceux-là, mes chroniques ne sont pas rémunérées.

En revanche, lorsque la chronique est demandée par l’auteur, dans le but de le promouvoir auprès de mes lecteurs (parce que ces derniers correspondent à son public cible), je demande une rémunération, puisque cela entre dans le cadre de ma prestation de création de contenu.


Ainsi, j’ai pris la décision de refuser les services de presse, qu’ils proviennent des maisons d’édition ou des auteurs. Cela me prenait trop de temps et je perdais, peu à peu, le plaisir de la lecture.

Côté sollicitations, ce sont les auteurs qui sont les plus nombreux. Effectivement, comme j’ai arrêté de recevoir des services de presse, cela n’intéresse pas les maisons d’édition qui ne sont pas encore prêtes à rémunérer les blogueurs.








5 – Pourquoi avez-vous choisi le format « blog » pour vos critiques littéraires plutôt que le format « Youtube » ou « Instagram » qui ont visiblement davantage la côte pour les influenceuses littéraires ?


Lorsque j’ai commencé mes chroniques littéraires en 2015, j’ai décidé de les publier sur Instagram et Goodreads. Ce format court me suffisait, puisque je n’avais pas encore une plume suffisamment exercée pour rédiger des chroniques plus détaillées.

Cependant, en un an, j’ai eu de nombreuses propositions de collaborations avec des auteurs, des maisons d’édition, mais aussi des marques en lien avec le monde littéraire. J’ai donc lancé mon blog en 2016. Cela me permettait d’y traiter plus de sujets et d’approfondir mes écrits, tout en gardant mon style d’origine.


Je n’ai jamais envisagé de rejoindre Youtube parce que c’est un format qui ne me correspond pas. Tout d’abord, je n’ai pas les compétences, ni le matériel requis pour monter une vidéo. Ensuite, j’ai toujours aimé écrire et je trouve plus facilement les mots à l’écrit qu’à l’oral. Il me semblait donc plus justifié de choisir le blog, où je peux divaguer si j’en ai envie, plutôt que le format court d’Instagram ou les vidéos de Youtube.


Depuis que je suis devenue rédactrice web freelance, j’ai renforcé cette stratégie de communication. On m’a proposé de participer à des podcasts ou de répondre à des interviews orales. Cependant, jusqu’à présent, j’ai refusé pour privilégier les échanges écrits, qui me permettent aussi de garder un lien avec ma vie professionnelle et de promouvoir mon savoir-faire.




6 – Vous postez vos avis sur les livres sur votre blog, Instagram, Goodreads.

Utilisez-vous l'application Litsy ?


Je ne connaissais pas l’application Litsy avant de découvrir vos questions. La réponse est donc non. Pour aller plus loin, j’ai décidé de me consacrer aux canaux que j’utilise déjà, à savoir mon blog, Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn et Goodreads. Je préfère être active sur un nombre de media moins important, mais les développer, plutôt que m’éparpiller et n’en tirer aucun bénéfice.





7 – A Mandelieu-la-Napoule dans les Alpes-Maritimes, il existe un Salon des Blogueurs qui est, depuis cette année, la fusion du Salon des Blogueurs voyages créé en 2014 et du Salon des Influenceurs du Web créé en 2017. Avez-vous déjà participé au Salon des influenceurs du Web et participerez-vous au Salon des Blogueurs en octobre 2020 ?


Je n’ai jamais participé au Salon des Influenceurs du Web. Pour le moment, j’ai privilégié les salons littéraires qui me permettent de rencontrer mes auteurs favoris et d’autres blogueurs. J’y vais donc avant tout pour mon plaisir personnel.

Néanmoins, je n’exclus pas l’idée d’y participer un jour. De même pour le Salon des Blogueurs, je n’ai jamais eu l’occasion d’y aller, habitant de l’autre côté de la France. C’est un rendez-vous que je pourrais envisager pour les prochaines années. Ce ne sera pas pour 2020, cependant.



8 – Pensez-vous qu'un Salon des Blogueurs, spécifique aux influenceurs littéraires serait une idée intéressante ? Est-ce un genre de salon auquel vous pourriez participer ?


Ce serait, à mes yeux, une très bonne idée. Cela permettrait de mettre en lien les acteurs de l’édition avec les blogueurs, et de pouvoir envisager des collaborations sérieuses, comme c’est le cas pour les autres domaines d’activité. Cela donnerait aussi de la visibilité à ces blogueurs et reconnaîtrait leur rôle dans la chaîne du livre.

C’est effectivement un salon auquel je pourrais participer s’il en existait un.




9 – Vous avez, sur votre blog, près de 300 chroniques écrites.

Avez-vous déjà songé à les (faire) publier que ce soit en format papier ou en livre numérique ?


Non, cela ne m’a jamais traversé l’esprit.



10 – Si on vous le proposait, accepteriez-vous ? Pourquoi ?


Je pense que cela dépendrait de la proposition en elle-même. Je ne sais pas si publier mes chroniques toutes en même temps serait intéressant pour les lecteurs. En revanche, s’il s’agit d’une anthologie au sujet d’un auteur ou d’un genre littéraire en particulier, pourquoi pas !

Être éditée simplement pour me dire que je le suis ne m’intéresse pas. J’ai besoin que cela ait du sens.

De plus, je veux pouvoir garder mes droits d’auteure et ma liberté d’exprimer sincèrement mon ressenti, ce qui peut parfois être bafoué lorsqu’il s’agit de respecter une ligne éditoriale précise.